À Godyr et à Nobéré, au Burkina Faso, les groupes d’épargne communautaire mis en place pour les femmes vont bien au-delà de l’accumulation d’une cagnotte. Ils ont fait naître une véritable dynamique collective, tissée de solidarité, de confiance et d’engagement au service du développement des villages.
« Épargner pour le changement » : un objectif clair
À l’origine, l’objectif du projet « Épargner pour le changement » était clair : améliorer les conditions de vie des femmes grâce à l’épargne collective et à des formations sur les activités génératrices de revenus. Très rapidement pourtant, les équipes de Morija constatent que les effets se sont étendus !
À Nobéré, les groupes créés il y a quelques années sont devenus des espaces d’entraide et de prise de parole. Les femmes ont développé leurs activités économiques, mais aussi leur place dans la communauté. En effet, elles participent aujourd’hui aux concertations locales et sont invitées aux échanges avec les acteurs du développement villageois. Leur voix compte dans les décisions qui concernent l’avenir de la commune.
À Godyr, une dynamique née dès les premières semaines
Cette dynamique s’est installée dès les premières semaines du projet à Godyr, où les groupes ont été constitués en mars 2025. Les femmes se lèvent à l’aube pour travailler ensemble dans les champs, augmentant ainsi leur épargne commune. Elles partagent les efforts, mais aussi les repas, un signe fort de proximité, de respect et de solidarité retrouvée.
Les témoignages parlent d’eux-mêmes. Claire Bado, une participante, confie : « Avant, nous travaillions chacune de notre côté, isolées dans nos champs. Aujourd’hui, nous nous retrouvons tous les jours pour nous entraider, partager et apprendre ensemble. J’ai compris que, toutes ensemble, nous sommes beaucoup plus fortes. »
Une autre villageoise, Clémentine Kwama, ajoute : « Grâce à ce projet, nous avons pris conscience de notre potentiel. Nous nous sentons soutenues, plus ouvertes, et nous osons rêver plus grand ! »
L’épargne communautaire bâtit des communautés plus résilientes
Du côté du comité villageois de développement du village de Gourou, le constat est sans appel : « La cohésion créée par ces groupes se ressent dans toute la communauté. Les femmes se soutiennent et entraînent le village avec elles. »
Ce projet le montre clairement : en renforçant la solidarité entre femmes, l’épargne communautaire contribue à bâtir des communautés plus résilientes, plus confiantes et pleinement actrices de leur propre développement. Clémentine est reconnaissante : « Merci beaucoup pour l’appui que nous avons reçu ! »
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