Dans le quartier de Watinoma, au nord de Ouagadougou, au Burkina Faso, Morija forme des promoteurs et promotrices d’hygiène afin de sensibiliser les populations aux bonnes pratiques sanitaires.
Chaque quartier bénéficie d’un binôme homme-femme, permettant de toucher au mieux toutes les familles. Les actions combinent des séances de sensibilisation publiques et des visites à domicile, pour un accompagnement personnalisé et durable.
Zarata Sawadogo fait partie de ces femmes qui s’engagent au quotidien pour un cadre de vie plus sain.
« J’ai grandi ici, je connais les réalités du quartier »
« Je m’appelle Zarata Sawadogo, j’ai 37 ans. Je suis mariée et maman de quatre enfants. J’habite le quartier de Watinoma, un quartier où beaucoup de familles vivent sans accès adéquat à l’eau potable ni à des infrastructures d’hygiène de base.
Lorsque l’animatrice de Morija m’a parlé du rôle de promotrice d’hygiène, je n’ai pas hésité. J’ai tout de suite su que c’était quelque chose que je voulais faire. J’ai grandi ici, je connais les réalités du quartier, et je voyais trop d’enfants tomber souvent malades sans que les familles ne sachent vraiment pourquoi. »
Accompagner les familles, maison après maison
« Chaque jour, je constate les effets du manque d’hygiène : des diarrhées à répétition, des enfants affaiblis, des mamans inquiètes. Mon travail consiste à aller à la rencontre des familles, à les inviter aux séances de sensibilisation et à les accompagner, maison après maison.
Je leur montre des gestes simples : comment gérer l’eau, se laver les mains au bon moment, garder la cour propre, protéger les enfants des maladies. »
« Ce qui me donne de la force, c’est de voir les changements, même petits. Une maman qui installe un coin pour le lavage des mains. Une famille couvre mieux l’eau de boisson. Un enfant qui tombe moins souvent malade. Rien ne se fait du jour au lendemain. Changer des habitudes demande du temps, de la patience et beaucoup de dialogue. Mais chaque pas compte. »
Une dynamique portée par les femmes
« Être une femme dans ce rôle m’aide beaucoup. Les autres femmes me font confiance. Elles osent parler de leurs difficultés, poser des questions, demander conseil. Ensemble, nous nous soutenons. Peu à peu, c’est tout le quartier qui avance.
Mon souhait est simple : que Watinoma devienne un endroit plus sain, où les enfants grandissent en meilleure santé et où les familles se sentent capables de protéger les leurs.
Pour moi, être promotrice d’hygiène, ce n’est pas seulement une activité. C’est une responsabilité, et une mission de cœur ! »
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