Victimes de violence, les Burkinabés continuent de fuir la Côte d’Ivoire et affluent dans les centres de nutrition Des convois de rapatriés burkinabés arrivent toujours à Ouagadougou. Une fuyarde a rapporté ce récit à Issaka Nikiéma, responsable de projet Morija au Burkina Faso : « Les exactions contre les Burkinabés continuent. » Citant cet exemple, elle poursuit : « Cinq Burkinabés de retour des plantations ont rencontré des soldats qui les ont arrêtés. Trois d’entre eux ont été tués, et les deux autres chargés d’aller annoncer la mort de leurs camarades. Les tueries et les viols sont monnaie courante, et les exactions contre les Burkinabés continuent. » Il y a quelques jours, des rencontres entre ministres de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso ont eu lieu afin de rouvrir la frontière entre les deux pays. Sans succès. Des problèmes demeurent ; dans les conditions actuelles, peu d’espoir subsiste pour une ouverture prochaine. Rappelons que, depuis le début de la guerre civile qui ensanglante la Côte d’Ivoire, plus de 245'000 Burkinabés ont dû fuir ce pays pour tenter de rentrer au Burkina Faso. L’économie de ce dernier, déjà parmi les plus pauvres au monde, en subit les effets dévastateurs. Ainsi, dans le centre de réalimentation et d’éducation nutritionnel de Morija à Ouagadougou, il y a 20% de plus de personnes en grande difficulté. Et parmi elles, les enfants, toujours les plus touchés. Morija lance un appel pour qu’une aide vitale soit rapidement apportée à ces enfants et aux plus démunis. Trente francs suffisent pour réalimenter un enfant pendant 1 mois. Et 300 francs pour nourrir un petit orphelin pendant 1 année.
Pour tout complément d’information : Madame
Christiane Raboud |
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