| L’alphabétisation, facteur de développement Le 8 septembre est décrété «
Journée internationale de l’alphabétisation ».
Consciente du rôle vital de l’éducation, l’organisation
humanitaire Morija s’implique concrètement depuis plusieurs
années dans la scolarisation des petits Tchadiens. La situation de l’école
au Tchad Vingt ans de guerre civile ont ruiné le Tchad et
le système scolaire en a cruellement souffert. Signataire de la
convention internationale relative aux droits de l’enfant, l’Etat
tchadien s’efforce aujourd’hui de créer des écoles
dans toutes les parties du pays. Mais ces écoles sont insuffisantes,
et beaucoup de villages en sont encore privés. De plus, les grèves
des enseignants frappent encore régulièrement ce secteur.
Inspirée du modèle occidental, l’école tchadienne
comme beaucoup d’autres ne peut faire face aux besoins
croissants d’alphabétisation Les parents se mobilisent Dans ce contexte, les communautés villageoises prennent
conscience de la nécessité d’éduquer leurs
enfants. Elles s’organisent alors en « association des parents
d’élèves » et s’engagent à créer
et à entretenir des écoles communautaires, dont les élèves
sont soumis aux mêmes concours et examens que ceux des écoles
officielles. Ce qui distingue le plus les écoles communautaires
des écoles publiques, c’est que les parents se sentent responsables
de l’éducation de leurs enfants. En outre, les écoles
communautaires encouragent les familles à rester dans les villages
et évitent ainsi l’exode rural. L’exemple de l’école
de Bessada Ce village avait autrefois des terres très fertiles
et regorgeait de gibier. Aujourd’hui, ses habitants connaissent
souvent la faim. Leurs seules ressources sont la vente des céréales
et du coton, lorsque la récolte est bonne… Bessada compte
un grand nombre de personnes analphabètes. Autrefois rattachés
aux écoles des villages voisins, les enfants marchaient plus de
10 km pour aller à l’école. C’est trop pour
un enfant de 6 ou 7 ans qui a souvent le ventre vide, et qui exposé
aux épidémies et aux fortes chaleurs. En 1994, le pasteur et le chef du village expliquent à
la population la nécessité de créer une école.
Cette proposition est accueillie avec enthousiasme. Les parents qui désirent
éduquer leur enfant dans cette future école se mettent au
travail : recherche des matériaux, construction des paillotes qui
servent de salles de classe, cotisations pour le matériel didactique
et les premiers salaires du maître d’école. Ces parents élisent également un « bureau
exécutif », qui est chargé de recruter les instituteurs,
collecter de l’argent, mobiliser les parents pour des activités
génératrices de revenus. Au niveau national, une fédération
spécialement fondée à cet effet - représente
les écoles communautaires auprès de l’Etat tchadien L’école, une
priorité pour Morija Depuis plusieurs années, l’association Morija,
consciente que l’éducation est une clé vitale pour
le développement, en a fait l’une de ses principales priorités.
Un véritable partenariat s’est ainsi établi entre
le sud du Tchad et Morija. L’association humanitaire soutient actuellement
60 écoles de brousse représentant plus de 5’000
enfants - et porte un effort tout particulier sur la formation des instituteurs,
celle des associations de parents d’élèves et sur
le suivi des écoles. Pour permettre à davantage
d’enfants d’accéder à la scolarisation, Morija
lance un appel à soutenir son programme via le CCP 19-10365-8,
mention Ecoles communautaires. Il en va de l’avenir d’un
pays et de ses jeunes habitants. Association Morija |
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Pour tout complément d’information
: Madame Christiane Raboud
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