Dépistage du paludisme dans le
laboratoire du CMS.


Afi Adowa

Au Togo, le paludisme occupe la première place des problèmes de santé publique. Il sévit de manière endémique tout au long de l’année et aucune région du pays n’est épargnée. Une augmentation des cas a lieu d’avril à octobre dans la moitié nord du pays, et d’août à octobre dans la moitié sud. Ce sont les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes qui sont les plus vulnérables face à ce fléau.

Depuis plus de cinq ans, le Togo a intensifié ses actions de lutte contre la maladie. Deux campagnes de distribution en masse de moustiquaires à imprégnation durable (imprégnées d’insecticide) ont été réalisées en 2011 et 2014, une nouvelle campagne est en cours cette année.
En plus de la distribution de moustiquaires, et sur recommandation de l’OMS, une campagne nationale de distribution de médicaments préventifs contre le paludisme saisonnier (chimio prophylaxie) pour les personnes les plus vulnérables a été mise en place dans plusieurs régions du pays depuis 2013.

Le CMS de Farendè étant impliqué dans la mise en œuvre de la politique sanitaire du pays, il met en application les nouvelles stratégies pour lutter contre le paludisme. C’est dans ce cadre que le Centre a procédé, en juin dernier, à un recensement de la population dans le but de déterminer le nombre de moustiquaires à distribuer. Un besoin de 2’870 moustiquaires a été établi, elles seront distribuées à la population dès le mois de septembre.
Le Centre a également effectué une distribution de médicaments pour la prévention du paludisme saisonnier à plus d’un demi-millier d’enfants de 3 mois à 5 ans.

La lutte contre le paludisme du CMS en chiffres depuis début 2017 :
▪ Plus de 1’000 personnes ont participé à des causeries éducatives sur le paludisme organisées par le CMS.
▪ 166 femmes enceintes ont été traitées préventivement contre le paludisme.
▪ 576 patients infectés ont été pris en charge.
▪ 92 moustiquaires ont été distribuées à des femmes enceintes et à des enfants de moins d’un an.

Afi Adowa, 26 ans, habite à Pagouda, à 11 km au Nord-est de Farendè. Le 31 juillet dernier, alle a dû être transportée d’urgence au CMS de Farendè à cause d’une crise de palu.
« Mon époux et moi tenons à remercier le personnel pour l’accueil et le coût abordable des médicaments et prestations dont j’ai bénéficié lors de mon court séjour au CMS de Farendè. C’est pour cette raison que nous ne nous sommes pas rendus à l’Hôpital de district qui se trouve près de nous à Pagouda, mais que nous avons préféré nous rendre à Farendè. »

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