Amidou et sa maman

Savez-vous que près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque de paludisme ? C’est en Afrique subsaharienne que la plus grande proportion de cas est concentrée : en 2015, la région enregistrait 90% des cas de paludisme, et 92% des décès dus à cette maladie !

Les enfants de moins de 5 ans sont exposés à un risque élevé et représentent malheureusement plus des deux tiers des décès. Un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes !

Depuis la création il y a 60 ans du Centre Médico-Social (CMS) de Farendè, au Togo, le paludisme demeure la première cause de consultation. Même si elle reste toujours élevée, la morbidité du paludisme est passée sous la barre de 50% pour une première fois dans l’histoire du CMS en 2016.

Depuis 2010, les taux de mortalité par paludisme ont en effet baissé de plus de 29% à l’échelle mondiale grâce à une meilleure prévention et aux mesures de lutte mises en place.

Le CMS met en œuvre les stratégies et recommandations du Ministère de la Santé et de la Protection Sociale du Togo, à travers le Programme National de Lutte contre le Paludisme :

. Traitement préventif : distribution de moustiquaires, traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes, chimio en prévention du paludisme saisonnier pour les enfants de moins de 5 ans, communication et mobilisation sociale.
>> En 2016 : 65 moustiquaires distribuées, 235 femmes et 3’906 enfants de moins de 5 ans bénéficiaires d’un traitement préventif, 3'619 personnes touchées par des séances de sensibilisation au paludisme.

. Traitement curatif : un diagnostic précoce et un traitement rapide permettent d’éviter que la maladie ne devienne mortelle.
>> En 2016 : 1’205 cas de paludisme traités directement au CMS et 934 autres cas traités au niveau communautaire par les Agents de Santé du Centre.

Amidou, un petit garçon de 10 mois, est l’un des bénéficiaires du CMS de Farendè. Sa maman l’a conduit au Centre en mars en raison de son état léthargique causé par un accès de fièvre. Suite à des analyses, le paludisme a été confirmé et Amidou a pu recevoir les soins appropriés qui lui ont permis d’aller mieux très rapidement.
« Je ne sais pas ce qu’il serait advenu de mes enfants sans le CMS à proximité, car le paludisme est un problème perpétuel pour eux. »


Mais les lacunes sont encore grandes en Afrique subsaharienne, où de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès aux outils de prévention efficaces comme les moustiquaires imprégnées d’insecticide ou les traitements préventifs pour les femmes enceintes pendant leur grossesse.

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